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Du grain à démoudre expose deux photographes

Pour cette treizième édition du festival de cinéma l’association Du grain à démoudre ne se contente pas de vous faire découvrir des oeuvres cinématographiques mais vous invite aussi pour le plaisir de vos yeux avec le travail photographique de Mathilde Delahaye (Lauréat du programme « Le Havre – New York. Regards croisés » avec le soutien de la VILLE DU HAVRE et de l’INSTITUT FRANÇAIS) et de Nicolas Tinel.

Expositions dans le hall de L’Espace Culturel de la Pointe de Caux à Gonfreville l’Orcher, le temps du festival du 18 au 25 novembre 2012

« Walking on the edge »

par Mathilde Delahaye

« Places can tell us more about ourselves,
if none of us are visible in them » — Wim Wenders

 

Je suis un marcheur. Un marcheur solitaire qui fuit la ville, New-York, et ses clichés. Parfois la ville est là, fantomatique, au second plan. Comment l’oublier ? Dans cette ville surpeuplée, l’attrait de la zone abandonnée est irrésistible. Être un marcheur dans la ville devient alors une technique pour faire face à un environnement, s’y perdre, dramatiser, résister, laisser place à l’imagination, déplorant la solitude au profit de la mélancholie. Parfois un détail nous sort de la rêverie et stimule notre perception de l’endroit. Parfois, c’est l’endroit tout entier qui nous absorbe dans nos propres fictions. Traverser une ville à pied change la perception que l’on en a en fonction de nos humeurs. Entre le monologue intérieur et l’attention vers l’extérieur. Entre envie et dédain, voyeurisme et sympathie. Jonglant entre promenades habituelles pour se rassurer et promenades hors des sentiers battus pour se dépayser, la sensation d’être perdu et effrayé, ou en sécurité à petite dose. Des plages, des îles vides, abandonnées, parfois en ruine, interrogeant à la fois passé et futur. Une inquiétude toute humaine, celle de la nature reprenant ses droits sur la civilisation. Avancer, avancer toujours, à la rencontre du territoire inconnu. Aller toujours plus loin, longeant le bord, mais toujours face au vide. Un espace rempli d’émotions. Entre espace vécu ou espace rêvé, la ville n’est-elle pas avant tout une construction mentale intime, toujours en chantier par le jeu combiné du réel et de l’imaginaire ?

 

Cet article sur le site de l’association Du grain à démoudre : Exposition « Walking on the edge » de Mathilde Delahaye

 

« Jour d’ouverture »

par Nicolas Tinel

 

Jour d'ouverture par ©Nicolas Tinel

Nicolas Tinel s’intéresse aux bâtiments abandonnés, aux anciennes usines, aux structures désertées par les hommes. Leur architecture, leur volume, leur histoire, leur abandon leur confère une seconde vie dont ils héritent après cessation de leur activité première….Ces bâtiment sont une source d’inspiration nous dit Nicolas.
« Dans ce contexte,  l’inoccupation crée quelque chose de nouveau pour le lieu lui-même, du silence, un repos, mais aussi l’usure, le défrichement, de nouvelles odeurs, une nouvelle organisation se met peu à peu  en place ,souvent involontaire. 
L’état d’abandon d’un lieu au moment présent  est un facteur fondamental pour la mise en place de mes projets. Je m’imprègne de cet espace, je le réveille, je joue avec lui, pour réactiver son dynamisme, comme à l’époque ou le lieu respirait vraiment . Je le provoque, et inscrit en lui une nouvelle histoire.
Toutes les photos ont ainsi été prises en temps réel et n’ont subi aucun montage. »

 

Cet article sur le site de l’association Du grain à démoudre : Exposition « Jour d’ouverture  » de Nicolas Tinel

 

 

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